Aujourd’hui le Grand Lyon a décidé de poser de jolis gros blocs de bétons pour “Sécuriser” le Parking de la Friche, de manière, et c’est de bon ton ces temps-ci en France, et en Europe, à empêcher toute installation de Rroms ou autres itinérants considérés par nos gouvernants comme.. indésirables… mais quels sont réellement les désirs de ces gens dits de pouvoir
Chers amis et amies de la friche RVI, bonjour,
en ce gris lundi, peu de réelles nouvelles neuves concernant notre avenir,
ou bien, des nouvelles aux couleurs du ciel…
Pour ce qui est de notre investissement dans le mouchoir de poche Lamartine,
Il semble de plus en plus difficile de concilier les projets volontaires pour y aller,
outre les “mètres carrées” bien trop peu nombreux,
les différences de volontés et de pratiques de l’organisation…
Pour ce qui est de notre possible envolée sur la ville de Tarare, c’est que couic,
Notre cher élu à la culture lyonnaise à mi-temps, M. Georges Képénékian,
s‘était, comment dire, avancé maladroitement (!) quand à une éventuelle friche pluridisciplinaire sur cette ville.
Pour deux raisons : la mairie de tarare ne veut pas faire ça, mais autre chose et sur un petit lieu
et les friches industrielles sur place sont verrouillées par nos amis spéculateurs industriels…
Donc, il nous faut d’autres lieux.
Il nous faut d’autres lieux !
encore une fois ?
Il nous faut d’autres lieux !!!!
On en reparlera…
En attendant, nous avons toujours celui-là,
et la fameuse date du 15 septembre nous semble de plus en plus intenable !
Et d’ailleurs, enfin avons nous mis des photos en ligne sur le site, à cette adresse :
photos
D’ailleurs, si vous en avez, n’hésitez pas à nous les faire parvenir !!
Allez, on va continuer à continuer comme ça !
Pour l‘équipe de la friche RVI,
le ouèbemasseur
Enfin de la l’image sur ce site…
et donc pour les y voir, allez sur la section photos !
Ici !
MERCI !
merci à toutes les personnes qui sont venues, qui nous aidés, qui nous ont soutenus, qui ont joui de ce moment de festivités…
Le lieu se remet doucement de la temporalité hallucinante dans laquelle il était rentré pour ces 4 jours…
bientôt un bilan détaillé, des photos et autres souvenirs de cette belle Sortie d’usine !
















+ 

Et bien donc voilà une journée première de l‘été qui fut festive, chamarrée, ludique, revendicative, animée, bon-enfant, et bien amusante…
Beaucoup de lyonnais ont pu nous rencontrer, se faire une idée de ceux, celles que nous sommes, et apprendre l‘état de notre situation…
un premier compte rendu ici, sur le site de la vélorution lyon, nos partenaires de selle de vélo :
ICI
Pis là un article du progrès :

Et là dans lyon infos
Là
La Friche RVI est un lieu de création, d’expérimentation et de vie qui s’est développé depuis octobre 2002 et qui accueille chaque année plus de mille artistes professionnels, essentiellement, mais aussi amateurs.
Entre 150 et 400 artistes y travaillent régulièrement. C’est un lieu de production essentiel, mais aussi d’émergence qui accueille aussi des associations, des équipes de salariés…
Ce lieu est à la fois un lieu indispensable à la création artistique et culturelle en Rhône-Alpes et au développement d’une culture citoyenne, alternative, transdisciplinaire, porteuses de développements pour l’avenir, ainsi qu’un lieu d’élaboration d’un vivre ensemble responsable et partagé.
La procédure de relocalisation entamée avec la Mairie de Lyon et le Grand Lyon est restée en panne pendant plus de 6 mois et l’annonce brutale d’une échéance à « libérer » les lieux pour le 31 juillet (qui ne respecte pas les délais de la convention) est inacceptable est irréalisable. De plus la seule solution concrète « proposée » aujourd’hui est 10 fois inférieure à l’espace qu’occupe la friche RVI à l’heure actuelle (35 000 m² contre 3 500 m² proposés, sans certitude de date de mise à disposition).
Aucune solution n’est envisagée entre juillet et cette date qui reste dans le flou, sans aucune solution, non plus, pour les équipes de salariés ou le stockage des oeuvres, des outils, des matériaux, la continuité des activités en cours (plusieurs compagnies, artistes, collectifs ont des contrats à honorer) etc. etc.
Au delà d’un débat sur les chiffres, d’un réel poids économique, artistique, humain, pour l’instant sous-évalué de la friche RVI, c’est la démarche de concertation, d’élaboration, d’échanges responsables et impliqués que veut bâcler la Mairie.

Bien sûr le solstice d‘été (on l’attends toujours un peu, d’ailleurs)
c’est aussi la fête de la musique, ça à force on le sait…
mais c’est aussi le jour du conseil municipal où,
semble-t-il, d’après nos informateurs, il sera question de la friche RVI !
mazette !
Alors, profitons-en pour fêter tout cela dignement, et… à vélo !!
V 1.0 Recto
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V 2.0 Recto
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V 1.0 Verso
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V 2.0 Verso
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La friche RVI n’est pas venue d’en haut bardée de millions. Elle s’est constituée d’elle-même – désir réalisé d’un espace autre, à la fois dans et hors la ville.
Elle s’est faite à l’usage, en huit années d’existence, palais d’autant de facteurs Cheval.
Comme lieu d’art, la friche RVI est le lieu où l’art se pose les questions de sa valeur d’usage et de son droit de cité.
Comme projet urbain, la friche oppose à la maîtrise d’ouvrage une maîtrise d’usage : à la démolition, la reconversion ; à la violence d’un urbanisme post-moderne sans acteur et sans histoire, la caresse d’une écologie urbaine qui interroge nos lieux et nos styles de vie.
Comme espace politique, la friche est le lieu où la ville se pose la question du droit de ses habitants à disposer d’elle – et donc d’eux-mêmes.
Quand habiter la ville, ce n’est pas seulement en être l’usager. Quand habiter la ville, c’est la faire.
Cette friche, au 31 juillet, la ville de Lyon veut la fermer.
Or, la concertation qu’attendaient les quelques 400 personnes travaillant sur le site afn d’inventer une solution de relogement effective à cette date n’a pas eu lieu.
A la place, la ville leur a fait lundi 7 juin la proposition suivante : vous quittez les 34000 m2 du tènement RVI au 31 juillet, sans faire d’histoires. Vous pourrez alors emménager en septembre dans 3500 m2.
A la question de savoir ce que les artistes feraient de la centaine de tonnes d’outils, d’oeuvres, de matériaux, de décors en leur possession dans l’intervalle de deux mois séparant la fermeture de la friche de l’ouverture annoncée d’un nouveau lieu, il n’a pas été apporté de réponse.
A la demande d’un délai pour organiser la transition, aménager le nouvel espace, assurer la continuité de leur activité et ainsi leur permettre d’honorer les engagements qu’ils ont contractés, il a été répondu qu’il n’y en aurait pas.
Face à l’évident problème de place que pose la division par dix des surfaces, la perspective incertaine d’un lieu plus loin dans le temps et dans l’espace a été esquissée.
Quelques semaines plus tôt, aux frichards agacés qu’on ne leur parle que de démolition, il avait été rétorqué : « il faut bien préparer l’avenir ! ».
Sans eux, semble-t-il. Mais la question se pose, de quel avenir s’agit-il ?
Friche RVI / friche-rvi.org
En effet ce lieu que certains, certaines d’entre vous connaissent un peu ou beaucoup, est voué à la destruction dans les mois à venir,
pour être remplacé par un projet urbain du quel nous sommes plutôt écartés.
Pour l’instant ni vraiment le dialogue ni le travail en partenariat,
ne sont satisfaisants et nous ne savons toujours pas, à date du 31 juillet comme départ évoqué, où diable les plus de 500 artistes et assimilés que nous sommes en tout pourront travailler.
Pour vous en parler en terme de chiffres, d’ailleurs, (ils aiment ça les chiffres…)
il faut noter qu’il y a chaque année plus de 500 artistes et techniciens qui viennent
travailler, répéter, construire des décors, échanger, faire des stages, plus quelques employé-es, chargé-e de diffusions, qu’il y a deux ateliers de sérigraphie, un de gravure, un grand nombre donc de studios de répétition dont au moins deux qui peuvent enregistrer, deux salle de résidence, dont une aux conditions de scène, qu’il y a un très bel et grand atelier vélo autogéré et ouvert à toutes et tous,
et tant et tant… et qu’il va nous falloir reconstruire tout cela, ce qui nous avait pris 8 années
Comme dans beaucoup de grandes villes, notre maire ne donne-t-il pas assez de pouvoir à ses subalternes ? (ah… les limites de la démocratie patriarcale !!)
Ne s’intéresse-t-il donc qu‘à la culture bling-bling et aux GROS évènements ?
Ne peut-il subsister que des friches artistiques institutionnelles ?
(Et par le fait, peu vivantes, vibrantes ?)
Vous dire donc que nous nous trouvons dans une situation qui exigera du soutien moral, car la chronique de la mort annoncée d’un lieu comme le notre,
alternatif, underground et aussi grand public, malheureusement pas ouvert à celui ci (normes de sécurité, quand vous nous tenez…) n’est pas une chose agréable à vivre ni à tenir…
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